Terminer un premier roman

Dans cet article, je pars du principe que celles et ceux ayant réussi à terminer un premier roman ont assimilé une méthode efficace pour l’écriture des romans suivants.

 

Comme souvent, c’est en discutant avec une auteure en devenir que m’est venu ce sujet d’article.

Elle me faisait part de sa frustration/regret du fait de ne jamais avoir su mettre un point final à son premier roman. Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque.

 

Ce n’est pas la première fois que la question se soulève dans mon entourage.

J’ai donc pu relever toutes ces petites choses qui font que vous n’arrivez pas à terminer l’écriture d’un roman. Et cerise sur le gâteau : je vous apporte tout un tas de solutions !

 

C’est parti !

 

De l’idée à la concrétisation :

Tout part finalement d’une idée. Voire de plusieurs. En même temps.

La principale difficulté, c’est de faire le tri dans ses idées dans un premier temps. Déterminer celle qui mérite d’être approfondie plus que les autres.

Il y a celles et ceux qui ont trop d’idées et puis à l’inverse, celles et ceux qui n’arrivent pas à inventer d’histoires originales et se retrouvent bloqués.

Pas de panique ! Il y a une solution pour tout.

 

Arrive ensuite le moment d’acquérir une méthode efficace. Rien de tel pour concrétiser un projet resté abstrait, jusqu’ici :

 

 – Visualiser son roman dans sa globalité : établir un plan et des fiches personnages.

 

 – Assimiler les normes littéraires (parce que le « fond » ne suffit pas dans l’élaboration d’un roman. Pensez à « la forme »).

 

 – Se lancer dans la rédaction. Car il faut bien faire un pas en avant à un moment donné.

 

Du rêve à la réalité :

  – Quelles sont vos principales motivations ?

 

Devenir riche et célèbre ? Devenir écrivain pour bénéficier d’un métier tranquille à la maison ?

 

Ou bien :

 

Écrire une histoire qui vous tient à cœur ? Partager votre univers ? Canaliser votre créativité dans une activité qui vous passionne et pour laquelle vous estimez avoir un certain talent.

 

Cibler la nature de votre principale motivation est pour moi essentiel. Parce que tout le monde peut écrire un livre. Mais pas tout le monde n’a l’étoffe d’un écrivain.

Pour moi, quelqu’un qui ne lit jamais ou ne sa passionne pas un minimum pour la littérature ne peut clairement pas prétendre pouvoir devenir un auteur.

D’accord, Beethoven était un illustre compositeur de musique, et il était sourd. Cependant, il n’était pas sourd de naissance. Son ouïe s’est dégradée au fil du temps : un temps qu’il a entièrement consacré à sa plus grande passion : la musique. Son talent était tel que sa surdité n’a finalement constitué qu’un obstacle à sa carrière (et pas des moindres…)

Tout cela pour en venir au fait que sans passion et sans un minimum de talent, les motivations peuvent diverger selon les personnes souhaitant absolument écrire un roman.

 

Développez votre style :

Lire est primordial lorsqu’on souhaite écrire. Plus vous allez lire d’histoires d’auteurs différents, plus vous allez intégrer un certain nombre de codes littéraires et développer des affinités qui constitueront les bases de votre propre style.

S’intéresser aux romans qui plaisent au grand public, c’est également prendre connaissance des affinités des lecteurs. Cette démarche est essentielle si vous souhaitez vous faire publier et partager votre histoire à grande échelle.

Et parce que votre style se peaufinera au fil du temps, n’hésitez pas à vous entraîner à l’exercice qu’est l’écriture en rédigeant des nouvelles, des récits plutôt courts ou encore, participer à des jeux littéraires.

Si vous envisagez de courir un marathon (~42 km), on vous recommandera d’abord de vous entraîner un peu chaque jour, chaque semaine, puis d’effectuer 10 km, puis un semi-marathon avant de vous lancer dans un projet sûrement un peu trop ambitieux d’une traite.

Pensez donc à développer votre style avant de vous lancer dans un projet aussi colossal qu’un premier roman.

 

  – Organisez votre temps d’écriture :

Outre le style, la problématique qui revient souvent, c’est le temps.

Soyons clairs, pour moi, le temps n’est qu’une excuse. Si on trouve le temps de prendre sa douche, de manger et de satisfaire ses besoins naturels (plusieurs fois !) dans une journée, c’est que tout n’est question que de volonté. Et de priorités.

Les priorités, parlons-en ! Ce qui va vous différencier d’un écrivain, si vous estimez en avoir l’étoffe, c’est la gestion de vos priorités.

Combien de personnes affirment de pas avoir le temps de lire alors que je les vois passer un temps considérable sur Facebook (par exemple) ou devant la télévision. 15 minutes de pub par ci, 2h de rediffusion par-là, 1h de surf sur internet…

Les gros lecteurs s’octroient le temps de lire dans les transports en commun, avant de dormir, sur le trône… Je suis certaine qu’il existe tout un tas de lieux insolites où il vous est déjà arrivé de lire ! (N’hésitez pas à nous les partager !)

Toujours est-il que la logique reste la même en ce qui concerne l’écriture. Le temps n’est qu’une excuse. Tout est question de priorité et d’organisation.

 

D’où l’intérêt de recentrer vos objectifs. Mais des objectifs atteignables.

Plutôt que de cibler « terminer mon roman », préférez : « terminer le 1er chapitre ce week-end ».

Datez et planifiez vos plages d’écriture, même si cela ne représente qu’un quart d’heure par jour, voire une heure par week-end. C’est peut-être peu, mais une heure chaque dimanche, c’est déjà 48 h de consacrées à votre roman en un an. C’est toujours préférable à 6 bonnes heures à plancher d’un coup sur un début de roman qui restera inachevé.

 

Privilégiez la qualité et la régularité de travail à la quantité ! Ne vous culpabilisez pas si vous n’écrivez pas 2 heures pas jour. Il n’y a rien de pire que de se forcer à écrire lorsque nous n’avons pas la tête à ça (fatigue, soucis, surmenage…) L’inspiration se ménage, tout comme votre esprit dans sa globalité.

C’est pourquoi se fixer des objectifs atteignables devrait vous permettre de vous détendre tout en gardant un rythme de travail productif et régulier.

 

Les obstacles :

Voici une liste des obstacles les plus courants nuisant à votre productivité et à la finalisation de votre premier roman :

 

  1. Quand vous vous relisez, vous n’arrivez pas à apprécier pleinement votre style ou votre histoire.

 

  1. Vous rencontrez un ou plusieurs blocages dans l’évolution de votre intrigue ou de vos personnages.

 

  1. Vous n’avez pas le temps.

 

  1. Vous avez trop d’idées.

 

  1. Vous n’avez pas assez d’idées.

 

  1. Vous vous découragez.

 

  1. Vous manquez de confiance en vous. 

 

  1. Vous trouvez toujours quelque chose à changer, corriger, améliorer dans les chapitres rédigés.

 

— > Tous ces obstacles ont un point commun : ils ne dépendent que de VOUS.

 

Les solutions :

 

  1. Pour celles et ceux qui manquent de méthode ou qui cherchent à étoffer leur style :

Je ne peux que vous encourager à lire, au risque de me répéter. Et si possible, dans le genre et le style que vous aimez et qui se rapprochent de ceux de votre roman.

Je vous invite également à développer votre style comme expliqué dans le paragraphe « développez votre style » un peu plus haut dans cet article.

 

Par ailleurs, rien de tel que soumettre votre histoire à l’avis de lecteurs tests dans des réseaux sociaux dédiés à cela tel que « Wattpad ». Les retours de personnes passionnées par la lecture valent de l’or ! Les compliments comme les critiques constructives. À mes yeux, il n’y a rien de plus efficace pour tester la légitimité et la cohérence de notre histoire.

 

  1. Pour celles et ceux qui se retrouvent bloqués dans leur intrigue :

 

Si vous n’avez pas établi de plan global et/ou détaillé de votre histoire, il est probable que cette démarche vous soit d’un grand secours. En effet, visualiser la fin de votre roman n’est pas toujours évident, mais ce n’est pas non plus suffisant.

Les auteurs se retrouvent bloqués lors de la rédaction des péripéties, la plupart du temps. Soit parce qu’ils trouvent leur histoire ennuyeuse à lire et/ou à rédiger. Soit parce qu’ils font face à des soucis de cohérence. Il peut y avoir des tas de raisons diverses et variées. La rédaction d’un plan vous offrira de la visibilité sur l’ensemble de votre histoire. Je vous invite à lire l’article que j’ai consacré au plan.

 

Si vous avez déjà élaboré un plan global, un plan détaillé, des fiches personnage et que vous vous retrouvez malgré tout bloqués, je ne peux que vous conseiller de faire appel à un ou plusieurs avis extérieurs. J’en reviens à citer les réseaux sociaux tels que « Wattpad » pour rencontrer des personnes qui seront tout à fait disposées à répondre à ce genre de requête. Car il n’est pas toujours très simple de parler de ce genre de chose à notre entourage. Même à ceux qui aiment lire. Il n’y a rien de mieux qu’en parler à des personnes qui écrivent elles aussi.

  1. Pour celles et ceux qui n’ont pas le temps ou qui procrastinent :

Reporter au lendemain, c’est pratique, mais cela revient à repousser les priorités.

Pour pallier les soucis de temps, je vous invite à lire le paragraphe dédié à ça dans cet article : « Organisez votre temps d’écriture ».

  1. Pour celles et ceux qui n’arrivent pas à se focaliser sur une seule idée, un seul roman :

Faites le tri !

Pour cela, mettez de côté tous les clichés. Puis les idées pouvant ressembler à des histoires qui existent déjà.

Si un cliché persiste, parce que vous tenez absolument à l’écrire, amusez-vous à le détourner pour surprendre le lecteur. Soyons honnêtes, le lecteur ADORE les clichés, tant qu’une touche d’originalité saura le surprendre. Si le lecteur devine toute l’intrigue d’entrée de jeu, non seulement il s’ennuiera, mais il passera rapidement son chemin. Ce n’est pas votre but, n’est-ce pas ?

 

Écrire plusieurs romans à la fois, pourquoi pas. Seulement, si vous n’êtes jamais parvenu à terminer un premier roman, je vous le déconseille fortement ! Mieux vaut terminer un roman qu’en commencer 10 pour ne jamais en terminer. L’écriture d’un premier roman requiert une énergie et une implication qu’il serait dommage de diviser. Concentrez-vous sur une seule histoire : de préférence, la plus courte et la plus simple.

 

     5. , 6. et 7. Pour celles et ceux qui manquent d’idée et/ou de motivation ou qui doutent en permanence de leur potentiel :

 

Rencontrez et discutez avec des personnes qui sauront vous sortir de cette situation. Des créatifs, des passionnés de lecture, des auteurs en herbe, etc. Le réseau social « Wattpad » dédié à la lecture et l’écriture regorge de ces personnes-là. Cela ne vous engage à rien d’y faire un petit tour.

Partagez vos récits, demandez des conseils, des avis, des critiques constructives ! Ne restez pas dans le flou. Le doute est nuisible sur la longueur.

 

  1. Pour les archis-perfectionnistes :

Les perfectionnistes sont des personnes qui attachent de l’importance aux détails. Ce que j’appelle « les archis-perfectionnistes » sont ceux qui pinaillent tellement qu’à la fin, ils ne parviennent plus à s’y retrouver dans toute cette multitude de détails.

Être minutieux c’est bien. Mais à l’excès, c’est destructeur.

Il y a quelques années, ma belle-mère m’a soufflé cette citation qui m’a sauvé de bien des situations :

 

« Le mieux est l’ennemi du bien »

 

Si vous êtes un archi-perfectionniste, comme je l’ai si souvent été, cette phrase devrait normalement faire sens en votre for intérieur.

 

La solution : relativiser et s’interdire toute marche arrière. Facile à dire, je sais. Mais lorsque vous vous forcez à seulement avancer, figurez-vous que… vous avancez ! (Si si, je vous le promets !) Et c’est finalement ce qui vous a toujours fait défaut jusqu’ici.

Le but n’est pas de bâcler ou de se contenter d’une première version. Mais plutôt que de se dire « je continue une fois que je serai content de mon premier chapitre », écrivez tous les chapitres en vous disant « je pinaillerai une fois que j’aurai fini ». Je vous assure que cette astuce permet de dédramatiser et d’avancer. Chapitre après chapitre. Sereinement.

 

 

Voilà voilà, je pense avoir fait le tour de tous vos tracas.

 

N’hésitez pas à laisser un commentaire et à nous faire part de :

 

– Votre expérience si vous avez réussi à terminer un premier roman. Si vous avez d’autres astuces à nous partager !

 

– Vos interrogations si votre problématique n’a pas été soulevée dans cet article.

 

– Vos impressions, tout simplement. Ou ce que bon vous semble. La pluie et le beau temps, on sait en parler aussi ! 😉

 

 

Sur ce, je vous laisse à vos claviers, à vos idées, à votre petit surf sur le Net, et je vous dis à bientôt !

 

Onjoy !

 

Marie

 

 

 

 

 

 

Commentaires récents

  • Coco
    14 mai 2017 - 19 h 57 min ·

    J’aime beaucoup tes articles !

    Bah moi… J’ai pas fini mon premier roman, mais mon… dixième ? Ouais, c’est ça. Mon premier roman, c’est Le Chat Noir, et je suis pas loin de la fin, mais j’ai commencé une nouvelle histoire dans laquelle j’ai déjà fait 6 chapitres que je trouve super bien écrits, je suis fière de moi. J’ai plus qu’à trouver la suite.

    Bon, j’écris des tonnes d’histoires en même temps, mais surtout, toutes avec les mêmes héros dans des situations différentes. Ce qui rend tout très prévisible. je n’ai que trois histoires qui ne sont pas avec Féline et Chasseur… Ah non, 4. Mais il y en a une que j’ai écrit comme ça parce que j’avais envie (un délire avec les boules à neige, c’est la faute d’Aladin, Jasmine est enfermée dans un sablier.

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