Les normes d’écriture – La base

Vous avez des idées, voilà comment les mettre en forme :

Au commencement, vous avez déjà un plan, rempli vos fiches personnage ? Parfait.

À présent, il est temps de vous concentrer sur ces 5 points essentiels :

  1. La narration :

Qui est le narrateur de votre histoire ? Est-ce un ou plusieurs personnages ? Vous-même ?

Il existe des tas de possibilités, à vous de choisir quelle est celle qui serait la plus adaptée à votre histoire. Voir l’article consacré aux différents types de narration (à venir prochainement).

 

  1. Les temps :

Employer le présent ou le passé simple de narration est un choix qui doit être mûrement réfléchi. Sauf exception, l’auteur devra se tenir à ce choix du début à la fin.

À savoir que l’emploi de l’imparfait quand le passé simple s’impose est très critiqué. Si vous n’êtes pas très à l’aise avec vos vieilles leçons de français, privilégiez la narration au présent.

 

  1. La présentation :

Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, la présentation ne se travaille pas une fois le récit terminé. Il n’y a rien de plus décourageant que devoir tout mettre en forme à la fin. Encore plus décourageant que devoir vous relire en cours de chemin sans que l’ensemble ne soit « aéré ».

Les codes littéraires sont très simples, une fois que nous prenons l’habitude de les appliquer au fur et à mesure. Les voici :

a. Les chapitres :

Partitionner son récit en plusieurs chapitres, c’est penser au lecteur qui aime pouvoir se repérer dans un livre. Se mettre à la place du lecteur est un exercice que l’auteur doit régulièrement s’imposer. Un livre sans chapitres reviendrait à se retrouver au plein cœur d’une ville ne comportant aucun nom de rues. Un chapitre est un repère, mais également ce qui permet au lecteur de faire une pause qui lui permettra de mieux assimiler ce qu’il vient de lire. Il appréhendera mieux le reste de l’histoire pour l’en apprécier davantage.

 

b. Les paragraphes :

Dans la même logique que les chapitres, les paragraphes permettent de rassembler visuellement tout un flot d’informations. Pour ne pas trop surcharger un récit (et ennuyer le lecteur), on recommande l’utilisation de paragraphes pour une lecture plus fluide, plus dynamique et plus agréable.

 

c. Les phrases :

S’il y a bien une phrase à retenir à propos des phrases, c’est celle-ci : « Une phrase, une idée ». Et mieux vaut une phrase très courte qu’une phrase à rallonge imbuvable.

Un exemple :

« Je suffoque, la douleur est atroce, on ne m’avait pas dit que se faire tirer dessus serait aussi douloureux, si je croise le responsable, son flingue tiendra compagnie à ses excréments pendant un bon bout de temps. »

Il sera beaucoup plus agréable de lire :

« Je suffoque. La douleur est atroce. On ne m’avait pas dit que se faire tirer dessus serait aussi douloureux ! Si je croise le responsable… Disons que son flingue tiendra compagnie à ses excréments pendant un bon bout de temps. »

L’immersion dans l’histoire et l’humour sont également facilités ainsi.

 

d. Les alinéas :

Voilà un détail qui pourrait vous paraître futile, mais avez-vous déjà lu un livre qui a été proprement édité, sans alinéas ? S’ils existent et si on les impose, c’est parce qu’ils permettent une lecture beaucoup plus fluide. Alors, pensez-y !

 

e. Les dialogues :

Toujours dans l’idée d’aérer un texte, le dialogue intégré avec un tiret (cadratin) est ce qui se fait de mieux. La méthode est simple : un alinéa + un tiret cadratin + une phrase ponctuée proprement et commençant par une majuscule. Nous pouvons ajouter à cela une option, si on a besoin d’intégrer de la narration : dans ce cas, il suffira simplement d’ôter la majuscule derrière une virgule, un point d’exclamation ou un point d’interrogation.

Exemple :

— Il n’est pas question que j’escalade ça ! décrète Perle, comme si ça n’était pas une évidence.

Ici, le « d » minuscule derrière un point d’exclamation implique une phrase narrative intégrée dans le dialogue. On comprend très bien que ce n’est pas le personnage qui est en train de dire ce qui est en bleu.

— Je n’ai pas le temps, marmonne Camille qui vient tout juste de se réveiller, partez sans moi !

Entre deux virgules, la narration est induite par un verbe de dialogue et un prénom. Il aurait été sans doute plus confus ainsi :

— Je n’ai pas le temps, marmonné-je alors que je viens tout juste de me réveiller, partez sans moi !

Dans ce cas, afin de ne pas trop perdre le lecteur, on va préférer :

— Je n’ai pas le temps, marmonné-je alors que je viens tout juste de me réveiller. Partez sans moi !

 

  1. La ponctuation :

Comme nous venons de le voir, la ponctuation a son importance. Outre l’utilité d’une virgule, bien trop souvent négligée, les points sont d’autant plus essentiels.

Le meilleur moyen pour savoir si votre texte est bien ponctué, c’est encore de le lire à haute voix (ou à haute voix dans votre tête). Les intonations s’imposeront. Si votre lecture est trop monotone, si vous êtes obligés de vous arrêter pour reprendre votre souffle, vous saurez qu’il manque des virgules ou des points. Voire même des points de suspension ou points d’exclamations. Attention cependant à ne pas trop en abuser !

Une petite astuce aussi, pour éviter les virgules à répétition, alors que vous cherchez à apporter une précision, optez pour le tiret séparateur (cadratin) :

Grimper cette falaise alors que j’ai le vertige me paraît moins insurmontable que ravaler la série de jurons que ma femme m’inspire.

Ou encore :

Il ramassa sa chaussette comme si de rien n’était en prenant bien soin de ne pas réagir à son odeur. C’est alors qu’il se souvint d’un concept très cocasse : une chaussette se porte toujours par paire. Oups…

Par ailleurs, pensez à ces normes :

Virgule : Je pose une virgule, et il y a un espace juste après (un seul suffit).

Point/Points de suspension : Comme la virgule Un seul espace suffit après. Pensez néanmoins aux majuscules.

Point d’interrogation/Point d’exclamation/Deux points : Et l’espace avant (et après) ces points-là, vous l’oubliez? Non parce que sans espaces : c’est moche!

Les tirets cadratin de dialogue ou de séparation : Un alinéa avant et un espace après.

 

 

Une fois que vous avez maîtrisé ces 5 points essentiels, on peut dire que vous avez acquis une base très solide.

Il ne vous restera plus qu’à rédiger votre récit dans les règles de l’art et laisser votre inspiration rythmer votre intrigue.

 

A vos claviers !

Chouettement vôtre,

Marie

 

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