4 étapes pour vaincre son perfectionnisme extrême

« Le Mieux est le mortel ennemi du Bien » – Montesquieu

Cette citation est plus communément connue sous le proverbe : « Le mieux est l’ennemi du bien ». 

 

Je m’adresse à vous, perfectionnistes, éternels insatisfaits, pointilleux et pinailleurs de l’extrême ! Ne voyez-là aucune forme de jugement, je fais partie des vôtres 🤘

 

Je rends hommage à la sagesse de Sylvie, ma belle-maman, qui m’a délivrée d’un poids immense en me sortant cette phrase. Elle venait de résumer le plus gros calvaire de ma vie d’artiste et de m’en libérer à la fois.

 

Combien de fois ai-je gâché un dessin en cherchant à ajuster un détail futile ?

Combien de fois n’ai-je pas présenté mes œuvres (musiques, dessins, histoires, courts métrages, etc.) sous prétexte qu’ils n’étaient pas encore « parfaits » à mes yeux ?

Combien d’heures ai-je perdu à tourner en rond pour babioles ?

Ô j’en ai commencé des romans !

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai réécrit la première partie d’Ylorior et le premier chapitre d’AMORT. Bien trop. Beaucoup TROP !

 

Alors, oui, il est important de soigner les détails et les finitions, tout à fait d’accord. Mais le véritable défi, c’est de savoir jauger la frontière entre le « juste » et le « trop ».

 

 

Nous sommes humains, donc par nature, imparfaits. Ce qui fait qu’en définitive, tout est perfectible. Courir après la perfection, c’est poursuivre un mirage avec des échardes dans les pieds. On perd une énergie folle dans ce cercle vicieux. Je ne peux que vous conseiller de rendre les armes, vous poser un instant et… AVANCER (sans regarder en arrière) !

 

Je suis loin de prôner la quantité à la qualité, mais pour optimiser ma productivité et parvenir à terminer mes romans, je respecte ces 4 étapes :

 

1. Productivité


Une fois un chapitre terminé, j’effectue une brève relecture. Je ne m’éternise jamais dessus. Dans mon esprit, c’est désormais très clair, la priorité, c’est de rester productif jusqu’à la fin du roman.

 

2. Partage

 

Je laisse le soin à mes bêtas lecteurs de me faire part de leurs impressions (choisissez donc des bêtas lecteurs sincères et constructifs). Je leur soumets les chapitres au fur et à mesure, ce qui m’impose une certaine régularité d’écriture, puisque ce n’est pas mon métier à plein temps.

 

 

 

3. Optimisation

Lorsque j’ai terminé mon roman, je passe en revue les retours de mes bêtas lecteurs et j’effectue une relecture/réécriture finale de l’ensemble. Puis j’envoie à ma correctrice.


4. Pinaillage

Je me repose beaucoup sur ma correctrice pour cette dernière étape. Chacun son métier. Si elle, mes bêtas lecteurs exigeants et moi-même sommes satisfaits, cela me suffit. Inutile de m’éterniser dessus, car… le mieux est l’ennemi du bien !

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Et vous, vous sentez-vous concernés par ce proverbe ?

 

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